Quelques chiffres

Un article de HUILE.

Cet article est une ébauche à compléter

Sommaire

Introduction

On peut représenter l'huile végétale carburant sous de nombreux aspects : écologiques, politiques, micro-économiques, macro-économiques, sociaux, ... L'illégalité franco-française, dans laquelle on se plonge si on décide de croire plus dans le droit européen que dans notre droit national qui semble au service des grands noms du pétrole, peut donc s'observer sous de nombreuses facettes.

L'une d'elle est trop souvent cachée par les militants, car cet aspect n'est pas souvent celui que nous souhaitons mettre en avant. L'écologie, le développement local, les alternatives aux sillons pré-formés et aux discours pré-digérés ont souvent la part belle. Pourtant l'économie est partout, parfois bien souvent malgré nous (au moins malgré moi). C'est pourquoi nous allons essayer de vous proposer diverses approches de l'économie de l'huile végétale carburant, en commençant par sa production en milieu agricole, puis l'impact macro-économique de ce geste écologique, pour enfin aboutir à la place de l'État dans cette conjecture.

La production d'huile végétale est-elle rentable ? à quel coûts ? En quoi l'utilisation d'huile végétale carburant a un impact macro-économique potentiellement fort, qui peut devenir un levier bien utile pour nos dirigeant, souvent à notre insu ?

Économie et ...

... agriculture

Certaines personnes se demandent si la production d'huile végétale pure peut être une activité générant réellement des revenus pour un milieu actuellement largement subventionné. La question de la non-application des taxes sur les carburants (ancienne TIPP, connue aujourd'hui sous le nom de TIC) semble à leurs yeux être la raison principale de l'actuelle rentabilité de l'HVC. Pourtant, la directive européenne 2003/96/CE demande déjà aux états membres d'appliquer une fiscalisation avantageuse aux biocarburants (donc pas de TIC à la hauteur de ce que l'on connait sur les produits pétroliers)... et quand bien même, les coûts de revient du litre d'huile végétale seraient encore bien suffisament bas pour rester en-dessous des prix actuels du gazole, sans parler d'impact environnemental, macro-économique et politique.

Si vous avez besoin de chiffres clairs, voici un petit outil de calcul concernant les oléagineux en milieu agricole. On s'aperçoit qu'il est vraiment possible de faire rimer rentabilité et écologie en matière d'agriculture... et si vous étiez déjà convaincu, en voici la preuve !

... écologie

Un litre de gazole produit, une fois brûlé dans un moteur, 2,6 kg de CO2. Ainsi, avec un plein de 50 litres de gazole, vous êtes prêt à produire 130kg de gaz carbonique, principal responsable (en quantité) de l'effet de serre et du déséquilibre de l'écosystème planétaire. Si, par contre, vous décidez de rouler à l'huile, vous êtes donc prêts pour économiser 130kg de CO2 pour chaque 50 litres consommés (si vous roulez à 100% huile végétale bien entendu) !

Depuis Kyoto, des bourses d'échanges de "droits de polluer" se sont créées un peu partout. Sur ces marchés d'échanges, la tonne de CO2 se négocierait entre 20 et 30€ selon nos sources. Du coup, vous pourriez échanger cette économie contre 2,5€ à chaque fois ! Cependant, vous imaginez bien qu'à notre échelle de 50L, cela ne représente pas grand' chose.

... État

Maintenant, replacez cela au niveau macro-économique et imaginez les économies substancielles réalisées et réalisables par l'État avec l'HVP. Bien entendu, cela ne sera jamais à la hauteur des 80% de TIC qu'il impose sur les carburants classiques et qu'il "perd" pour le moment sur l'huile végétale... Mais ce n'est vraiment pas négligeable, d'autant que l'État fait ces économies sur une pratique qu'il juge illégale ! Peut-être même profite-t-il de ces économies pour revendre ses droits de polluer à d'autres, alors que les personnes qui lui auront permi d'en arriver là refuseraient sans doute de voir remises en circulation leurs économies (de pollution)...

Conclusion

L'huile végétale carburant (avec ses dérivés) est aujourd'hui une solution rentable, une solution d'avenir. Ce n'est bien évidemment pas LA solution aux problèmes de pollution, aux problèmes des subventions agricoles, etc... Mais c'est UNE solution qu'il serait important de prendre en compte dès aujourd'hui. Pourtant les lois, qui normalement sont sensées trouver leurs sources dans les modes de vie des citoyens en leur fournissant un cadre légal et raisonné, vont aujourd'hui à l'encontre d'une pratique qui s'étend et qui trouve son sens sous de nombreuses formes.

En marge de cette législation, le geste citoyen consistant à remplacer un carburant fossile par une énergie propre pourrait même se retourner contre nous grâce aux bourses d'échanges de CO2. Ne pouvons nous pas nous poser la question de savoir jusqu'où vont les intérêts de l'État et de nos dirigeants dans l'industrie pétrolière ? Jusqu'où serons nous capables de supporter de tels abus législatifs et économiques ?